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Les
"Tops" et les "Flops" des TPE en 2009
(en PDF)
Les artisans et commerçants
bientôt protégés de saisie en cas de faillite
Le secrétaire d’Etat au Commerce
et à l’Artisanat Hervé Novelli, le 27 janvier
2010 à Paris.
Les artisans et commerçants ne pourront bientôt plus
voir leur patrimoine personnel saisi et se retrouver ruinés
en cas de faillite, a promis mercredi le gouvernement, en présentant
un projet de loi qui veut aussi inciter à la création
d’entreprises. "C’est une nouvelle barrière
à l’envie d’entreprendre qui tombe", a
déclaré la ministre de l’Economie, Christine
Lagarde. Le projet de loi, annoncé début janvier,
et présenté mercredi en conseil des ministres, instaure
la création de l’entreprise individuelle à
responsabilité limitée (EIRL). Désormais,
les entrepreneurs individuels (commerçant, artisan ou libéral)
pourront affecter une partie de leur patrimoine à leur
activité - par une déclaration auprès des
chambres de commerce ou de métier - et protéger
le reste de leurs biens. En cas de faillite, leurs biens personnels
ne pourront plus être saisis, comme c’est déjà
le cas dans les sociétés (SA, SARL…). Ils
pourront aussi choisir d’être soumis à l’impôt
sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés.
"Le texte, innovant juridiquement, va permettre d’éviter
que les entrepreneurs en nom propre puissent être ruinés
en cas de faillite", a résumé Hervé
Novelli, secrétaire d’Etat chargé des PME.
Ils représentent aujourd’hui 1,5 million de chefs
d’entreprise, soit près de la moitié des entreprises
existantes en France. L’an dernier, à cause de la
crise notamment, les faillites d’entreprises ont atteint
un nombre record (61.595). Or une faillite sur quatre était
celle d’une entreprise individuelle, plus petite donc plus
vulnérable.
Parce que les artisans pourront désormais "opter pour
le statut d’entreprise individuelle sans pour autant risquer
de mettre toute leur famille à la merci des créanciers",
l’Union professionnelle artisanale (UPA) a salué
une "réelle avancée". En permettant à
l’artisan ou au commerçant de "cantonner"
les biens qu’il veut affecter à son entreprise, le
projet de loi est aussi destiné à "encourager
la prise de risque", a souligné Christine Lagarde.
L’an dernier, 580.193 entreprises ont été
créées en France, soit une hausse de plus de 75%
par rapport à 2008, selon l’Insee. Une accélération
due au succès du nouveau statut de l’auto-entrepreneur,
qui permet de développer une activité pour accroître
ses revenus, avec des démarches simplifiées et un
régime fiscal avantageux, et qui est aussi concerné
par le projet de loi.
Une inquiétude perdure cependant: "Il
faudra empêcher les établissements bancaires d'exiger
une caution autre que celle relevant du patrimoine affecté
à l?entreprise", prévient l’UPA. Rien
n’empêchera en effet les banques d’exiger une
caution personnelle pour consentir un crédit à un
entrepreneur individuel. "Nous allons adosser un dispositif
qui permettra à Oséo (la banque publique des PME,
ndlr) ou la Siagi (société de caution de l’artisanat,
ndlr) de venir garantir le soutien financier remplaçant
la caution personnelle de l’entrepreneur individuel",
a promis Hervé Novelli.
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La
loi n°2005-882 du 2 août 2005 a modifié le statut
du conjoint collaborateur.
Jusqu’à
présent, le choix d’un statut pour les conjoints
collaborateurs était facultatif et volontaire. Désormais,
ce choix devient obligatoire et tout conjoint qui exerce une activité
professionnelle régulière dans l’entreprise
de son époux a l’obligation de choisir un statut.
Il doit opter pour l’un des 3 statuts suivants:
conjoint collaborateur, conjoint salarié, conjoint associé.
Si
le conjoint exerce hors de l’entreprise une activité
salariée (quelque soit la durée et y compris à
temps plein) ou non salariée, il a malgré tout l’obligation
de choisir un statut pour son activité régulière
dans l’entreprise.
Cette
obligation concerne les conjoints mariés et depuis le 6
août 2008 les partenaires d’un PACS. Les concubins
ne peuvent pas être conjoint collaborateur. Malgré
tout, ceux-ci peuvent encourir une sanction pour travail dissimulé
en cas d’activité régulière sans statut.
Les concubins peuvent opter pour une affiliation volontaire au
RSI en tant que personne participant à l’activité.
Source CMAV
Les mineurs et la création
d'entreprise
Selon le Premier ministre, il faut "permettre aux mineurs
émancipés de devenir commerçants" et
"permettre aux mineurs non émancipés de créer
leur entreprise". En effet, à l'occasion la 500 000e
création d'entreprise de l'année, le 16 décembre
2009, François Fillon a prononcé un discours sur
la mise en œuvre de nouvelles mesures en faveur de la création
d'entreprise. L'une d'elles a ainsi été résumée
par le Premier ministre: "Nous allons permettre aux mineurs
émancipés de devenir commerçants, et nous
allons permettre aux mineurs non émancipés de créer
leur entreprise, avec l'autorisation de leurs parents, autorisation
qui sera aussi nécessaire pour les actes les plus importants
de la vie de l'entreprise". Discours Premier ministre,
16 déc. 2009 31/12/2009 à suivre
donc… Source Chambres des métiers
Un congé de
maternité plus long pour les dirigeantes
La durée du congé maternité
des dirigeantes d'entreprises artisanales a été
allongée par décret à la fin de l'année.
Les 30 jours prévus jusqu'à présent
sont portés à 44 jours consécutifs minimum,
dont 14 précédant la date de l'accouchement. L'arrêt
doit être compris dans l'intervalle commençant 44
jours avant la date présumée d'accouchement et se
terminant 30 jours après. Cette période d'indemnisation
peut être prolongée, à la demande de l'assurée,
d'une ou deux fois 15 jours consécutifs. À noter
qu'en cas d'accouchement prématuré, la phase d'indemnisation
de 44 jours n'est pas réduite de fait.
Source: www.chefdentreprise.com
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