ASSOCIATION MUYOISE DES ARTISANS ET COMMERCANTS

 
Accueil
Qui sommes nous
Manifestations
Infos
Nous contacter

Taxe Locale sur la Publicité Extérieure

Depuis le 1er janvier 2009, la taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE) remplace la TSA (taxe sur la publicité frappant les affiches, réclames et enseignes), la TSE (taxe sur les emplacements publicitaires) et la taxe sur les véhicules publicitaires éventuellement mises en place au sein des communes. Ce nouveau dispositif résulte de l’article 171 de la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008.
La TLPE est une taxe facultative : les communes ne sont pas obligées de taxer la publicité présente sur leur territoire.

Deux situations sont possibles :

i. La commune appliquait déjà la TSA – TSE et taxe sur les véhicules publicitaires :

- Si la commune ne souhaite pas mettre en place la TLPE à la place : il faut une délibération municipale refusant la TLPE.

- En l’absence de délibération, la TLPE remplace « l’existant » automatiquement.

ii. La commune n’appliquait pas la TSA – TSE et taxe sur les véhicules publicitaires :

- La commune souhaite mettre en place la TLPE : il faut une délibération municipale avant le 01.07.N pour une application en N+1

- La commune ne souhaite rien mettre en place concernant la taxation de la publicité extérieure : elle ne fait rien.

Il est donc en premier lieu indispensable de consulter les délibérations municipales pour connaitre la position de sa commune. Les délibérations municipales sont publiques et sont consultables sur le registre des délibérations. Dans les communes de plus de 3 500 habitants, elles sont également affichées à la mairie. On peut également les retrouver sur le site officiel de la municipalité.

Quel est le régime de la TLPE lorsque la commune décide de l’appliquer ?

La commune a une grande latitude pour fixer les modalités de taxation.
C'est au commerçant de consulter les délibérations pour connaître les modalités de la taxe si elle existe : la municipalité n'a en effet aucune obligation d'information à destination des redevables de la taxe. Le redevable de la taxe est l’exploitant du support, soit l’annonceur, qui doit faire une déclaration des supports concernés avant le 1er mars de chaque année ou dans les 2 mois suivant la mise en place du support taxable. La taxe est due pour les supports existants au 1er janvier de l’année d’imposition.

1. Assiette de la TLPE

La TLPE frappe tous les supports publicitaires fixes, visibles de toute voie ouverte à la circulation publique, c’est-à-dire « l’ensemble des voies, publiques ou privées, qui peuvent être librement empruntées, à titre gratuit ou non, par toute personne circulant à pied ou par un moyen de transport individuel ou collectif ».
Il y a 3 catégories de support publicitaire :
- les dispositifs publicitaires, à savoir tout support susceptible de contenir une publicité à l’exclusion des enseignes et des préenseignes, toute inscription, forme ou image, destinées à informer le public ou à attirer son attention.
- les enseignes, à savoir toute inscription, forme ou image apposée sur un immeuble (au sens juridique du terme, ce qui correspond donc aux bâtiments et au terrain sur lequel ils sont situés) et relative à une activité qui s’y exerce.
- les préenseignes, à savoir toute inscription, forme ou image indiquant la proximité d’un immeuble où s’exerce une activité déterminée, y compris les préenseignes dérogatoires.

La taxe s’applique par m² et par an à la superficie utile des supports taxables.
Pour les supports non numériques, la taxation se fait par face. Ainsi, lorsque le dispositif est susceptible de montrer plusieurs faces, les tarifs sont multipliés par le nombre de faces effectivement contenues dans le dispositif.
Les enseignes dont la superficie totale n’excède pas 7 m² sont exonérées à moins d’une délibération contraire du conseil municipal ou de l’EPCI.

 

 

2. Tarifs de la TLPE

Les tarifs sont différents selon que la commune taxait déjà ou non la publicité extérieure au titre de la TSA ou de la TSE. A compter du 1er janvier 2014, toutes les communes taxant la publicité appliqueront le tarif de droit commun.

2.1 Tarifs pour les communes mettant en place la TLPE
La loi fixe des tarifs maximaux :
Pour les dispositifs publicitaires et les préenseignes, ainsi que pour les enseignes dont la superficie totale est inférieure à 12 m², les tarifs de droit commun, qui constituent les tarifs maximaux applicables, sont les suivants :
- 15 €/m² dans les communes ou EPCI dont la population est inférieure à 50 000 habitants ;
- 20 €/m² dans les communes ou EPCI dont la population est supérieure ou égale à 50 000
habitants et inférieure à 200 000 habitants ;
- 30 €/m² dans les communes ou EPCI dont la population est supérieure ou égale à 200 000
habitants.
Pour 2009, les communes n’avaient aucune possibilité de modulation du tarif: elles ont dû appliquer le tarif maximal, sans possibilité de le fixer à un niveau moindre. A compter de 2010, elles peuvent moduler le tarif sous réserve de l’avoir prévu dans une délibération avant le 1er juillet N pour l’année N+1.
Dés lors que la surface taxable atteint une taille importante, des coefficients multiplicateurs à la hausse peuvent être prévus. Des majorations peuvent également être prévues à compter de 2010 quand la commune appartient à un EPCI.

2.3 Tarifs pour les communes taxant déjà la publicité extérieure en 2008
Pour les communes qui taxaient la publicité extérieure au titre de la TSA ou de la TSE, il existe un dispositif transitoire applicable jusqu’au 1er janvier 2014.
Durant cette période transitoire, la commune ou l’EPCI a le choix d’appliquer soit un tarif de référence de 2008 de droit commun, soit un tarif de référence 2008 personnalisé. Toutefois, si le conseil municipal n’a pas adopté, avant le 2 novembre 2008, une délibération prévoyant l’application d’un tarif personnalisé, alors c’est le tarif de référence de 2008 de droit commun qui s’applique.

Le tarif de référence 2008 de droit commun est égal à :
- 35 €/m² pour les communes de plus de 100 000 habitants qui percevaient la TSA en 2008,
- 15 €/m² pour les communes de moins de 100 000 habitants qui percevaient la TSA en
2008 et toutes les communes qui percevaient la TSE.

Le tarif de référence 2008 personnalisé, calculé par la mairie, est égal au rapport entre :
- d’une part, le produit de référence résultant de l’application des tarifs en vigueur en 2008
aux dispositifs publicitaires et aux préenseignes présents sur le territoire de la commune au 1er octobre 2008,
- d’autre part, la superficie totale de ces dispositifs publicitaires préenseignes au 1er octobre 2008, majorée le cas échéant en fonction du nombre d’affiches montrées dans un même dispositif.

2.3 Au 1er janvier 2014 …
Jusqu’en 2014, les tarifs indiqués sont maximaux - ou les tarifs effectivement appliqués par la commune ou l’EPCI - n’augmenteront pas. En revanche, à compter du 1er janvier 2014, les tarifs seront relevés automatiquement chaque année, dans une proportion égale au taux de croissance de l’indice des prix à la consommation hors tabac de l’avant-dernière année. L’augmentation des tarifs au m² est tout de même limitée à 5 € par an.

3. Taxation d’office et Sanctions

Dans l’attente de la parution des décrets d’application sur la TLPE :
- en l’absence de déclaration du redevable, la commune ne peut procéder à une taxation d’office, y compris sur la base d’un recensement effectué par un tiers.
Pour autant, il est conseillé au commerçant qui n’aurait pas fait de déclaration et qui reçoit un titre de recettes pour la TLPE de payer le montant exigé. En effet, même si le décret d’application sur la TLPE n’est pas paru, le principe de la taxe est légal. Par conséquent, la commune pourra valablement exiger le paiement de la TLPE dès parution du décret.

- en principe sont passibles d’une contravention les infractions aux dispositions législatives suivantes, ainsi qu’aux dispositions réglementaires prises pour leur application :
- les règles d’institution de la taxe,
- les règles d’assiette de la taxe,
- les règles d’exonération et de réfaction,
- les règles de liquidation,
- les règles de recouvrement,
- les règles de paiement,
- les règles régissant la période transitoire.
Le taux de l’amende contraventionnelle doit être fixé par un décret en Conseil d’État, non publié à ce jour. En conséquence ces sanctions ne sont pas applicables pour le moment.
C’est le tribunal de police qui constate les contraventions et condamne aux sanctions.
Le défaut de déclaration du commerçant n’est pas pénalement sanctionné.

A ce jour pourtant des contrôles ont déjà eu lieu au sein des entreprises.
Aussi, dans le cas où le redevable recevrait un titre de recette comprenant une taxation d’office ou un procès verbal de contravention, il serait fondé à formuler auprès du maire un recours gracieux pour ne pas régler le montant TLPE demandé compte tenu de l’absence de textes.

Source: FEDERATION DU NEGOCE AGRICOLE